Payer Ses Dettes

« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, au pauvre qui est avec toi, ne sois point à son égard comme un créancier. »

 (Exode 22 – 25)

Ces phrases font partie des nombreuses Mitsvoth contenues dans notre Paracha. Cette semaine, notre étude sera quelque peu originale puisque nos sages affirment que Hachem applique, lui aussi, les Mitsvoth qu’Il souhaite nous voir faire. Ainsi qu’il est dit dans les Psaumes (147 – 19) : « Il déclare Ses paroles à Yaakov, Ses statuts et Ses lois à Israël. » Ses lois – celles qu’Il applique lui-même – Il les donne au peuple d’Israël.

Il en est de même pour la Mitsva du prêt ; Hachem prête aussi. Mais en quoi consiste cette Mitsva ?

Un emprunt implique qu’une personne prête de l’argent à son prochain même si rien ne l’y oblige. Cet argent doit être considéré comme un cadeau ou comme une grâce, puisqu’il ne donne rien en échange. Néanmoins, la personne s’engage à rembourser le donneur.

Hachem applique cette Mitsva. Le prêt de D-ieu, ce sont les forces et les facultés qu’Il nous donne pour nous aider à réussir toutes les étapes de notre vie.

Ces cadeaux ne sont pas limités, et D-ieu ne les remet pas aux plus méritants ; bien au contraire, car comme pour le prêt matériel, ce sont les plus démunis qui en ont besoin. Cependant, n’oublions pas que tout cela n’est qu’un prêt et que nous devons le rembourser.

Comment payons-nous ce type de dette ? C’est en utilisant nos forces et nos aptitudes pour remplir la mission que Hachem nous donna, en observant les Mitsvoth et en appliquant la volonté de Hachem.

La seconde partie de ce commandement est : « Ne sois point à son égard comme un créancier. »

Le prêteur n’a pas le droit de faire pression sur l’emprunteur pour obtenir le remboursement. Il ne doit pas lui réclamer son argent, ni lui causer de la peine ou de l’anxiété. Et en supposant que le débiteur n’ait pas encore payé, il devrait être évident que cela vient du fait qu’il n’a pas, pour le moment, la somme requise. En fait, la loi stipule que le prêteur ne doit même pas se montrer à l’emprunteur de crainte de le mettre dans l’embarras.

Hachem se doit d’appliquer aussi cette partie de cette Mitsva puisque c’est Sa loi : Il pourrait aisément réclamer le paiement, mais Il ne le fait pas, car le créancier ne doit jamais causer de peine au débiteur. Par contre, Hachem doit agir envers Son peuple avec générosité et grâce, Il doit lui accorder ses bontés les plus concrètes. 

Likouté Si’hoth Vol I