Comme Des Enfants
La Paracha de Chela’h relate l’épisode des explorateurs qui, à leur retour d’Israël, refusèrent de s’y installer. Un des arguments qu’ils défendirent était : « Nos enfants seront captifs. » D-ieu calma leur inquiétude en assurant : « Vous disiez que vos enfants seraient captifs, mais Je les conduirai, eux, et ils connaîtront le pays. »
Les explorateurs souhaitaient, en évoquant les enfants, souligner le danger que représentait l’entrée en terre d’Israël qui était habitée, alors, par un peuple puissant. Leur stratégie était d’éveiller, chez leurs frères Juifs, des sentiments de pitié pour leurs jeunes enfants et le désir de les protéger.
D-ieu répondit précisément à ce souci. Même les plus jeunes mériteront d’entrer en terre d’Israël, de s’y installer et d’y travailler.
Nos sages affirment qu’un jeune enfant doit recevoir une grande quantité d’aliments au moment où il est nourri, car la majeure partie est émiettée. En fait, le bébé gaspille plus que ce qu’il réussit à avaler.
Ceci a aussi une traduction dans le service de D-ieu. La Torah est la nourriture de l’âme Juive. Elle est le pain qui constitue l’essentiel de son alimentation. Cette substance est donnée à chaque Juif – jeune et âgé – grand et petit dans le savoir.
L’adulte étudie la Torah avec assiduité, et la connaissance qu’il acquiert se traduit en actes lorsqu’il accomplit les Mitsvoth de la meilleure manière.
L’enfant, par contre, émiette plus qu’il ne réussit à ingérer. Celui qui est encore un enfant dans le savoir étudie aussi, mais, à ce stade, il ne met pas encore toute son attention et ses efforts dans l’étude. En conséquence, une grande partie des matières étudiées est rapidement oubliée, car elle n’est pas assimilée correctement.
Lorsque les espions déclarèrent « nos enfants seront captifs, » ils faisaient référence aux enfants au sens figuré – les juifs qui étudiaient la Torah de façon imparfaite. Les espions s’inquiétaient, car du fait que les Juifs auraient dû, dorénavant, travailler dur pour cultiver la terre, le temps consacré à l’étude se trouverait réduit, et l’étude, elle-même, serait imparfaite. En Israël, le peuple Juif deviendrait tellement préoccupé par le travail qu’il serait réduit à l’état d’enfant concernant l’étude de la Torah. C’est, en fait, ce qui inquiétait les explorateurs.
D-ieu les assura qu’ils ne devaient pas être inquiets. D-ieu aime les enfants Juifs – au sens littéral et au sens figuré. D-ieu apprécie les Juifs qui débutent dans leur engagement sur les sentiers de l’étude de la Torah. En fait, lorsqu’un enfant Juif consacre un temps à l’étude et lorsque sa pratique des Mitsvoth est entreprise de la meilleure façon, ses actes sont plus appréciés que ceux de la génération qui vivait dans le désert à l’abri de toute préoccupation.
Likouté Si’hoth Vol XIII
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