Nous Avons Les Moyens
La Paracha de Chela’h raconte l’histoire des douze explorateurs qui furent envoyés en mission spéciale en Terre de Canaan. Leur devoir était de partir en éclaireurs afin de définir la meilleure stratégie à employer pour conquérir la terre.
C’est en effet ce qu’ils firent puisqu’à leur retour, ils firent un rapport complet sur le pays et ses habitants. Leur erreur – et péché – s’exprima dans le fait qu’ils ne se limitèrent pas à ce rapport. Ils en rajoutèrent.
Après avoir donné les informations pour lesquelles on les avait envoyés, les explorateurs tentèrent de convaincre et d’imposer leur avis personnel sur la mission elle-même. Ils déclarèrent (Nombres 13 – 31) : « Nous ne pourrions pas nous engager contre ce peuple, car il est plus puissant que nous. »
D-ieu ne demanda pas aux explorateurs de donner leur avis sur la question : Est-il ou non possible de conquérir ce pays ? Leur seule et unique mission consistait à rapporter des faits ; ainsi, lorsqu’ils ont conclu leurs propos en donnant leur opinion pour décourager le peuple Juif d’accomplir la volonté Divine, ils commirent une grave transgression.
En principe, un Chalia’h – un émissaire – doit assumer sa mission au mieux de ces capacités, ni plus, ni moins. Tenter de modifier la mission pour l’adapter à sa vision personnelle – à sa façon de penser et à ses sentiments sur la question – est une distorsion de la mission originale qui lui a été confiée.
En fait, chaque Juif s’avère être un émissaire de D-ieu. Il est investi d’une mission qui consiste à transformer ce monde en « Résidence pour D-ieu » – faire de ce monde Eretz Israël – grâce à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvoth.
En tant qu’émissaire de D-ieu nous devons « explorer le pays » - déterminer le meilleur moyen pour mettre en œuvre notre devoir. Chacune des circonstances de l’existence aura sa réponse propre, qui pourrait être de renforcer son observance du Chabbath, de veiller avec plus d’attention aux lois de la Cacherouth, d’allumer les bougies de Chabbath et des jours de fête ou bien de mettre les Téfilin.
D-ieu ne demande pas aux Juifs de constater s’il est possible d’atteindre l’objectif ; le fait même d’avoir été investi par Lui de cette mission d’introduire de la Sainteté dans ce monde, indique que « le pays peut être conquis ».
En outre, en dépit des difficultés rencontrées, nous ne devons jamais arriver à douter – et encore moins tomber dans le désespoir – de la victoire.
Nous sommes investis d’une mission particulière, mais D-ieu nous donne les moyens et la force nécessaires pour la mener à bien. C’est en ayant cela constamment à l’esprit que réside la clé de notre succès.
Hitvaadouyoth 5743
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