Agir avec Enthousiasme

« Un feu perpétuel sera entretenu sur l’autel, il ne devra jamais s’éteindre. »

(Lévitique 6 – 6)

Les prêtres devaient allumer un feu sur l’autel avant que le feu Divin ne descende de l’Au-delà pour consumer les sacrifices. Sans cet acte préalable des Cohanim, le feu de Hachem ne pouvait pas descendre du Ciel. 

Ce feu qui était Divin avait donc des caractéristiques surnaturelles. Les hommes sont des créatures limitées et leurs pouvoirs le sont aussi. C’est pourquoi leurs actes ont d’habitude une portée limitée dans l’espace et dans le temps. Néanmoins, les prêtres devaient d’abord engager leurs efforts afin que le feu infini de Hachem puisse descendre de l’Au-delà. Ainsi, il en ressort que le service des Cohanim, êtres finis aux pouvoirs limités, était indispensable si l’on voulait atteindre un niveau supérieur et d’une autre nature qui transcende toute limite.

Quand une personne fait tout ce qui est en son pouvoir ici-bas, Hachem lui accorde des forces supplémentaires. L’homme devient alors investi d’un « feu perpétuel…qui ne sera jamais éteint » lui permettant de transcender ses propres limites naturelles. 

Nos sages nous enseignent que chaque Juif possède en lui intérieurement un Beth-Hamikdach, un Temple, à l’état de microcosme. Dans ce Temple, la présence Divine réside comme dans le temple de Yérouchalaïm. Ainsi qu’il est écrit : « Ils me construiront un Sanctuaire et je résiderai en eux ». Grâce à la construction du Sanctuaire, Hachem ne réside pas seulement en lui, dans le temple,mais en eux, dans le cœur de chacun d’Israël. Donc, tous les rites qui existaient dans le service du Temple, ainsi que l’ordre dans lequel les sacrifices étaient faits, ont leur équivalent dans le domaine du service individuel de chaque Juif.

Lorsqu’un Juif investit le maximum d’efforts pour allumer sa flamme intérieure, il mérite que le feu de D-ieu descende du ciel. Hachem lui dispense Ses bénédictions d’abondance.

Quel est donc ce feu qui brûle à l’intérieur du Sanctuaire de chaque Juif ? C’est la chaleur et l’enthousiasme qu’il ressent dans son service de D-ieu. Observer la Torah et les Mitsvoth avec enthousiasme équivaut à entretenir le foyer de son Sanctuaire personnel.

La vitalité engagée doit s’exprimer dans toutes les dimensions du service de D-ieu : l’étude de la Torah, la prière et les bonnes actions.

Torah : Etudier la Torah à des moments précis de la journée n’est pas suffisant si cette étude n’apporte rien dans le comportement de la journée. L’étude doit être si intense et vivante qu’elle doit pénétrer et transcender toute notre existence.

Prière : Nous ne devons pas prier par habitude ou simple routine. La prière doit être un moment privilégié où l’on déverse son cœur devant Hachem.

Bonnes actions : Nous n’observons pas les Mitsvoth uniquement afin de nous acquitter de nos obligations. Mais nous devons, plutôt, nous efforcer de toujours les appliquer de la manière la plus belle et au mieux de nos capacités.

Lorsqu’un Juif fait tout ceci avec enthousiasme, le feu qu’il ravive sur son autel personnel est intègre. Une telle personne mérite que le feu de D-ieu – une lumière illimitée – descende de l’Au-delà et il peut voir, ainsi, la bénédiction Divine dans tout ce qu’il entreprend.     

   Likouté Si’hoth vol I