La Paracha de cette semaine relate en détail les circonstances qui menèrent au mariage de Yits’hak et de Rivka.
Nous apprenons qu’Avraham demanda à son serviteur Eliezer de voyager pour chercher une femme pour son fils Yits’hak. Eliezer fut alors inquiet. Que se passerait-il si la fiancée refusait de le suivre ? Avraham rassura Eliezer et il lui dit que tout irait pour le mieux : « Hachem… enverra Son ange devant toi, et tu trouveras là-bas une épouse pour mon fils. »
C’est par ces mots qu’Avraham promit à Eliezer que sa mission serait couronnée de succès. Un ange le précéderait pour s’assurer que tout se passe bien. Eliezer n’avait, donc, plus rien à craindre car tous les détails de sa mission seraient gérés par l’Au-delà, l’issue des évènements n’était, par conséquent, plus entre ses mains.
Nous remarquons, cependant, que lorsque Eliezer atteint Aram Naharayim, il fit connaître à Bétouel – le père de Rivka – l’objet de sa visite et il lui rapporta – en ces termes – les mots de son maître Avraham : « Hachem… enverra Son ange avec toi, et tu trouveras là-bas une épouse pour mon fils. »
Pourquoi Eliezer dit-il à Bétouel qu’Avraham lui avait assuré que l’ange irait « avec » lui, alors que son maître lui avait dit que l’ange irait « devant » lui ?
En allant au devant d’Eliezer, l’ange fit tout le travail. Avraham promit à Eliezer que ses pas seraient dirigés par l’Au-delà et c’est, en effet, ce qui se produisit :
Eliezer put jouir d’un voyage miraculeux puisqu’il arriva à Aram le même jour que celui de son départ de Béer-Chéva. Lorsqu’il atteint le puits et qu’il commença sa prière, à peine eut-il prononcé les premiers mots que Rivka apparut. Eliezer comprit alors que sa mission était accomplie et il réalisa que l’ange avait combiné toutes ces heureuses coïncidences.
Cependant, si Eliezer n’était qu’un pion, un spectateur passif dans cette affaire, sa requête auprès de Bétouel n’avait plus aucun sens. Si le mariage de Yits’hak et de Rivka était déjà programmé par l’Au-delà, pourquoi la permission de Bétouel était-elle nécessaire ?
C’est pourquoi Eliezer prit l’initiative de changer les mots de son maître et il dit à Bétouel que l’ange ne faisait que l’accompagner pour l’aider à mener à bien sa mission. Eliezer jouait, de cette manière, un rôle actif ; l’accord de Bétouel était justifié.
Par contre, Eliezer était conscient – et nous devons avoir le même sentiment dans notre service de D-ieu – que c’est en s’engageant sans condition dans la mission du Maître que le succès serait garanti.
Likouté Si’hoth Vol XXV