Les Actes de Moché Sont Eternels
« Parle aux Béné-Israël pour qu’ils t’apportent une Para Hadouma Témima – une vache entièrement rousse… »
(Nombres 19 – 2)
Nos sages nous indiquent que la Mitsva de la Vache Rousse est étroitement liée à la personnalité de Moché, au point où le Talmud précise que « tous les restes des Vaches Rousses ont disparu ; mais les cendres de la Vache Rousse de Moché resteront pour l’éternité. » Cela avait, d’ailleurs, une conséquence sur la préparation de toutes les Vaches Rousses : toutes les Vaches Rousses devaient contenir des restes de la Vache Rousse faite à l’époque de Moché.
Ce lien particulier entre Moché et la Vache Rousse prend aussi expression dans le fait que seul Moché eut le privilège de connaître et de comprendre le secret de cette Mitsva irrationnelle.
Pour comprendre ce qui relie Moché à cette Mitsva, nous allons préalablement approfondir les détails de la Vache Rousse. Nos sages affirment que cette Mitsva servait d’expiation pour le péché du Veau d’Or. En effet, les cendres de la Vache Rousse servaient à purifier celui qui fut en contact avec la mort ; or, les Béné-Israël furent libérés du poids de la mort au moment du Don de la Torah. Le péché du Veau d’Or rétablit la fatalité de la mort. C’est en cela que réside le lien entre la Vache Rousse et la purification de la mort.
Ceci nous permettra de comprendre ce texte de Maïmonide : « Neuf vaches rousses furent offertes jusqu’à la destruction du second Temple. Moché fit la première ; Ezra la seconde ; les sept autres furent sacrifiées dans la période du deuxième Beth-Hamikdach. La dixième sera offerte par le Machia’h. »
Pourquoi le Rambam – Maïmonide – trouve-t-il nécessaire de dénombrer les Vaches Rousses qui furent offertes à travers les âges ? Pourquoi précise-t-il que la dernière sera offerte par le Machia’h ?
Le Rambam fait, ici, allusion au fait que la purification apportée par la Vache Rousse ne sera absolue qu’au moment de la venue du Machia’h. A cette époque, le monde atteindra le point culminant de l‘élévation spirituelle, et les impacts et conséquences du Veau d’Or disparaîtront.
Ce n’est qu’aux Temps Messianiques que nous jouirons d’une totale purification et de l’ultime rejet de la mort, ainsi qu’il est dit (Isaïe 25 – 8) : « Il anéantira la mort à jamais… »
C’est d’ailleurs le symbole du chiffre « dix » cité par Maïmonide : ce chiffre représente la plénitude qu’apportera la venue de Machia’h.
A la lumière de lignes précédentes, nous comprendrons le lien entre Moché et la Vache Rousse : Le véritable effet de la Rousse n’était pas tant de rejeter l’impureté que d’abolir son origine – la mort. Pour cela, nous devons avoir recours au pouvoir de Moché, car nos sages affirment que « les actes de Moché sont éternels » et que « Moché n’est jamais mort… de même que dans le passé il a servi son peuple, il continue encore aujourd’hui… »
Ainsi, la capacité de purification des vaches offertes, tout au long de l’histoire, dépendait indéniablement de l’apport des cendres de la vache de Moché, puisque la disparition de la mort et la vie éternelle sont liées avec l’éternité de Moché.
Likouté Si’hoth Vol XXXIII
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