Attendre Impatiemment
La Paracha de ‘Houkath débute en traitant des lois de la Para Adouma – la vache rousse. Cette vache était brûlée et ses cendres servaient à la purification de ceux qui étaient entrés en contact avec un corps mort.
Maïmonide écrit dans les lois de Para Adouma du Yad Ha’hazaka : « Neuf vaches rousses furent offertes jusqu’à la destruction du second Temple. Moché fit la première ; Ezra la seconde ; les sept autres furent sacrifiées dans la période du deuxième Beth-Hamikdach. La dixième sera offerte par le Machia’h. Qu’il se révèle rapidement, Amen. Ainsi soit Sa volonté. »
Yad Ha’hazaka n’est pas un livre d’histoire ; c’est un livre de lois. Nous pouvons, alors, nous interroger sur la nécessité de citer le nombre de vaches rousses offertes par les générations précédentes. De plus, nous ne comprenons pas pourquoi Maïmonide conclut ce texte par une prière pour la venue de Machia’h ! Yad Ha’hazaka n’est pas un livre de prière !
Nous devons donc en déduire que Maïmonide énonce, ici, un principe de la loi. Maïmonide écrit au sujet de la croyance en la venue de Machia’h : « Celui qui ne crois pas en sa venue ou qui ne l’attend pas, ne renie pas seulement les paroles des prophètes, il rejète aussi les principes de la Torah et les promesses faites par Moché, notre maître. » En d’autres termes, la croyance en la venue de Machia’h ne suffit pas ; nous devons aussi espérer et attendre impatiemment son arrivée.
Nous exprimons, d’ailleurs, cette attente dans une prière récitée trois fois par jour : « Fais fleurir le rejeton de David ton serviteur... car nous espérons Ta délivrance toute la journée. »
L’impatience en la venue de Machia’h vient de la prise de conscience que tant que, la Guéoulah ne sera pas encore effective, le monde ne sera pas complet. Il est donc logique que ce sentiment fasse surface dès lors qu’une personne évoque un sujet qui a un rapport – même éloigné – avec l’époque Messianique. Ceci représente un besoin personnel pour lequel elle a l’obligation de prier.
En introduisant la prière : « Qu’il se révèle rapidement, Amen. Ainsi soit Sa volonté. » Maïmonide indique l’intensité que doit avoir le sentiment d’espoir en la venue de Machia’h, car dès que l’occasion se présente le juif se doit de réclamer : « Qu’il se révèle rapidement, Amen. Ainsi soit Sa volonté. »
Maïmonide mentionne le Machia’h dans les lois de la vache rousse, car ces concepts sont étroitement liés.
L’Exil est lié à l’impureté – le contact avec la mort spirituelle. L’exil est le produit de nos iniquités – l’éloignement de la source de vie.
Les cendres de la Para Adouma offrent la purification. Elles font allusion à l’Ere Messianique, le moment de la délivrance de cet exil, époque dans laquelle les Juifs déferont leurs liens avec la mort spirituelle pour s’unir avec D-ieu, Source de Vie.
Reprenons les termes du Rambam : « Qu’il se révèle rapidement, Amen. Ainsi soit Sa volonté. »
Likouté Si’hoth Vol XXVIII
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