Une Oasis dans le Désert
La Paracha de cette semaine – Bamidbar, dans le désert – rappelle que la Torah fut donnée dans un désert inhabité. Or, nous pouvons dresser quelques parallèles entre le désert et l’existence Juive et en tirer quelques enseignements.
Le désert est un vaste territoire qui n’appartient à personne et que chacun ne peut revendiquer. Dans le droit talmudique, le désert ne constitue pas une propriété privée au même titre qu’une maison ou autre terrain pouvant être acheté par des individus.
Ainsi, la Torah n’appartient à aucun Juif en particulier ; Elle est l’héritage et la propriété de tous. Ainsi, chaque Juif a le moyen d’étudier et d’appliquer la Torah dans sa vie quotidienne.
Le désert est aussi un lieu de poussière, de terre et de sable. La végétation ne peut y pousser et c’est pour cela qu’il est inhabité.
Nous devons nous efforcer à être humble car la Torah ne réside que là où règne l’humilité. Elle n’est pas compatible avec l’orgueil et la vanité. Nos sages affirment, d’ailleurs, que la Torah ne cohabite qu’avec l’homme qui se considère comme un désert.
Les besoins vitaux – l’eau, la nourriture et les vêtements sont absents du désert. Durant les 40 années de la traversée du désert, les Béné-Israël ont pu jouir de toutes nécessités matérielles grâce aux mérites des justes qui les accompagnaient. C’est par le mérite de Moché que la Manne tombait quotidiennement. Celui de Miryiam la prophétesse leur fournit une source pour s’abreuver. Le mérite de Aaron, le Grand Prêtre, apportait la protection des nuées saintes. Ces nuées aplanissaient leur route et protégeaient leurs vêtements des intempéries. Ils se nettoyaient et s’adaptaient miraculeusement à la taille.
Ceci vient nous enseigner que lorsqu’une personne décide de se consacrer à l’étude de la Torah, toutes les autres préoccupations disparaissent spontanément. Notre mission est d’étudier la Torah et d’appliquer les Mitsvoth en comptant sur Hachem qui pourvoit à nos besoins.
Le désert est aussi un endroit dangereux. Des animaux sauvages y vivent librement ; des serpents et des scorpions sont cachés sous les roches ou dans les crevasses. Pourtant, c’est bien cet endroit qui fut choisi par D-ieu pour révéler Sa Torah.
Le Juif est, jusqu’à l’avènement de Machia’h, dans un environnement spirituellement dangereux ; c’est l’exil. Le serpent – le mauvais penchant – tente constamment de le prendre au piège et de l’inciter à pécher. Mais, c’est précisément durant cet exil que le Juif doit s’efforcer de se lier à la Torah et d’appliquer ses commandements au meilleur de sa capacité.
Likouté Si’hoth Vol II