Une Lumière dans la Nuit

« Au matin, un peu avant l’aube, le responsable du Temple réveillait les Cohanim qui étaient dans le Beth-Hamoked... Il prenait les clés et ouvrait la porte de la cour du Temple...

Les Cohanim entraient avec dans leurs mains des torches. Ils se séparaient en deux groupes. Le premier se dirigeait vers l’est et l’autre vers l’ouest. Ils vérifiaient que tout était en ordre dans le Temple. Puis les deux groupes se rejoignaient près de la chambre où l’on préparait les ‘Havitin. Ils se disaient les uns aux autres : Chalom ! Tout est en paix !

... On suivait cet ordre toutes les nuits, sauf la nuit de Chabbath. Les Cohanim ne portaient pas de torches. Ils s’éclairaient grâce aux lumières qui étaient allumées depuis la veille de Chabbath. »

  (Rambam – Conclusion de Beth Habé’hira)

Le Rambam conclut les lois de Beth Habé’hira par le sujet de la garde du lieu saint. Car selon Maïmonide, la garde du Temple n’est pas un des services du Mikdach puisque D-ieu n’a aucun besoin d’être gardé. Mais cette action avait pour but d’ajouter dans la splendeur du Sanctuaire, puisque le fait d’avoir des gardiens devant un palais révèle l’attention que les hommes portent pour ce lieu.

Mais un enseignement profond se trame dans ces quelques lignes. En effet, nous savons que la Mitsva de construire le Temple ne sera accomplie de façon optimale qu’au moment de l’édification du troisième Beth-Hamikdach. Ceci pourrait nous décourager et nous amener à penser que les actions menées aujourd’hui n’ont en fait que très peu de valeur par rapport à celles des Temps Messianiques.

Le Rambam nous indique, alors, que le Chabbath – Les Temps Messianiques – les Cohanim seront guidés et éclairés par les lumières qui furent allumées la veille – par les Mitsvoth faites aujourd’hui à la veille de la Guéoulah.

Likouté Si’hoth Vol XXI