Tazria et Métsora – Exil et Guéoula
La première Paracha lue cette semaine se nomme Tazria qui découle de l’expression hébraïque se référant aux plantations des semences. Un fermier sème son champ dans le but d’obtenir un rendement plus important que ce qu’il possédait au départ. Autrement, tous les efforts entrepris n’auraient aucun intérêt.
L’âme Juive – qui est envoyée des sphères célestes dans ce monde matériel – est comparée à une graine qui est plantée sur terre. Une fois dans le corps, elle peut accomplir les Mitsvoth et obtenir une grande récolte à partir de ses efforts ici-bas.
Le service de D-ieu est comparé à l’acte de semer. La mission de l’homme est de produire le meilleur rendement en semant la bonté pour lui, sa famille, ses amis et pour le monde en général. Son étude de la Torah et sa pratique des Mitsvoth sont comme des graines qui germent dans l’attente d’une abondante production.
L’exil est aussi comparé à l’acte de semer. Les actions que nous faisons en Galouth servent à cultiver et à hâter l’apparition de l’ère Messianique.
La deuxième Paracha commence par les mots : « Zoth Tiheyé – Ce sera la loi du Métsora. » Certains la nomment, d’ailleurs, « Zoth Tiheyé. »
Ces mots sont au futur. Ils représentent la promesse de D-ieu que « cela sera », qu’après la période difficile des semences viendra la moisson. Après, l’exil viendra la Guéoulah certainement. Nous recueillerons, à la venue de Machia’h, les fruits des plantations de l’exil.
Les deux Parachioth, Tazria-Métsora symbolisent les deux phases de l’exil et de la Guéoulah. Si deux Parachioth sont lues le même Chabbath, cela implique qu’elles ont un thème commun. L’exil et la Guéoulah constituent une suite logique ; la délivrance vient immédiatement à la suite de l’exil.
Nous sommes encore en exil, nous sommes investis dans l’action de semer ; nous devons nous efforcer de relier chacun de nos actes à la délivrance finale. Nous devons semer dans une perspective d’aspiration et d’attente constante de la venue de Machia’h.
Nous ne devons pas accepter l’exil. Nous devons inlassablement prier et réclamer que D-ieu remplisse Sa promesse. Alors, nous mériterons, immédiatement, la Guéoulah véritable.
Chabbath Tazria-Métsora 5742