Paroles des Sages – Parole de D-ieu
Cette semaine, nous lisons la Paracha de Dévarim, première Paracha du livre du Deutéronome. Ce livre est unique, car les quatre premiers livres furent dictés par D-ieu, alors que le Livre de Dévarim reprend les paroles personnelles de Moché qui fut « inspiré par l’esprit prophétique. »
La prophétie de Moché représente le plus haut niveau de la prophétie. « Il ne s’est jamais élevé de prophète pour Israël comme Moché. » Nos sages considèrent, d’ailleurs, que chacune des paroles exprimées par Moché était d’inspiration prophétique. C’était, disent-ils, comme si la présence Divine parlait depuis sa gorge. Moché était totalement uni à la Divinité.
Le même principe s’applique pour les enseignements révélés par nos sages à travers les âges. La révélation du Mont Sinaï contenait tout ce qui sera découvert par les savants ; tout a déjà été donné au Mont Sinaï.
Les paroles des sages du Talmud ne représentent pas leurs propres pensées ; elles sont une partie intégrante de la Torah qui fut révélée à Moché. Elles ont toutes la même valeur. La différence ne tient que dans le mode de transmission.
Le Deutéronome est aussi appelé Michné Torah – la répétition de la Torah. Or, ce livre ne se limite pas à répéter simplement les lois transmises auparavant ; il aurait été impossible d’appliquer certaines Mitsvoth sans les indications énoncées dans ce cinquième livre.
Le processus de la révélation est progressif et continu. Il y a dans chaque génération des sages qui développent de nouvelles dimensions de la loi. Elles sont tout aussi valables que celles qui les ont précédées. Ce serait une erreur de considérer que les paroles de nos sages affaiblissent l’authenticité de la Torah. Au contraire, ces nouveaux développements nous aident à observer la Torah convenablement ; sans eux, il nous serait impossible, aujourd’hui, de rester fidèles à la tradition.
Le livre de Dévarim a été transmis à la génération qui devait entrer en Israël. Elle n’allait plus mener une existence purement spirituelle. Elle allait s’installer dans une terre où il fallait être impliqué dans les occupations matérielles afin d’y bâtir une résidence pour D-ieu.
La génération qui vivait dans le désert était capable de recevoir la Torah directement de D-ieu. Par contre, celle qui entrerait en Israël et qui allait adopter un autre style de vie devait, elle, recevoir la Torah par Moché. Moché était l’intermédiaire qui relia le peuple Juif avec la Divinité. C’est précisément parce que les Juifs allaient vivre une existence plus matérielle que Moché leur transmit la Torah.
Ceci se répéta tout au long de notre histoire. Nous devons être conscients que malgré les méthodes différentes de transmission et en dépit de la nouveauté des enseignements de nos sages, ceux-ci font partie de la Torah que Moché nous a transmise. En outre, c’est justement en observant les directives du guide de notre génération que nous mériterons d’entendre les enseignements de l’ultime maître, le Machia’h.
Likouté Si’hoth Vol IV
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