Allumer Comme Aaron

« Parle à Aaron... Quand tu allumeras les lampes. »

(Nombres 8 – 1)

Ce verset de la Torah charge le Cohen Gadol – le Grand Prêtre – d’allumer quotidiennement la Ménora du Sanctuaire.

Nous remarquons, néanmoins, que selon la loi chaque Juif – même s’il n’est pas Cohen – peut allumer la Ménora du Temple. De plus, la préparation des mèches de la Ménora ne doit pas nécessairement être faite par le Grand Prêtre ;  tout Cohen pouvait remplir cette tâche.

Pourquoi la Torah adresse-t-elle, donc, ce commandement à Aaron, le Grand Prêtre ?

Nous en déduisons donc que puisque la Torah adresse ce commandement à Aaron, le Grand Prêtre – alors qu’il est réalisable par n’importe quel Juif – ceci nous indique que le geste d’allumer la Ménora prend son véritable sens lorsqu’il est fait par un homme qui a la stature du Cohen Gadol.

Le commandement d’allumer la Ménora symbolise l’obligation que nous avons de nous investir pour les autres afin d’apporter une influence positive sur leur comportement. Chacun de nous a la responsabilité de raviver l’étincelle Divine qui se trouve dans notre prochain et d’éclairer notre entourage.

Nous réussirons dans cette tâche en suivant l’exemple de Aaron, le Grand Prêtre, qui incarne le plus haut niveau de sainteté. Il n'est nullement nécessaire de présenter une version édulcorée de la Torah et des Mitsvoth ; seuls les niveaux les plus hauts de sainteté sauront convaincre.

Le Cohen Gadol entrait chaque année, le jour de Kippour, dans le Saint des Saints, la place la plus sainte de la terre. Cette salle était réservée pour l’emplacement des Tables de la Loi, les Dix Commandements. Ceci est aussi le caractère du Grand Prêtre : la Torah sous sa forme la plus pure.

Les Dix Commandements étaient gravés sur la pierre ; les lettres faisaient partie intégrante des tables, elles étaient indissociables de la matière sur laquelle elles étaient gravées. Là encore, le Grand Prêtre personnifie ce concept : il est celui pour qui la Torah est sa véritable essence.

Le commandement d’allumer la Ménora est un devoir et un privilège pour chaque Juif. Chacun de nous doit allumer sa « flamme » personnelle, son âme Divine. Nous devons raviver l’étincelle Divine qui réside chez notre prochain.

Chacun de nous peut et doit allumer sa Ménora, son entourage ; cependant, cela doit être entrepris dans l’esprit du Cohen Gadol qui représente les plus hauts niveaux de sainteté. 

Likouté Si’hoth Vol XXVII