Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?
Cher (Chère) Friend,
A l’heure où le soleil joue à cache-cache, tout le monde rêve déjà de congés. Chacun projette le programme de ses vacances ; certains préfèrent la montagne, tandis que d’autres sont des inconditionnels du bord de mer, d’autres, enfin, optent pour l’exotisme et les destinations lointaines.
Quelle que soit la destination ou l’option que nous choisirons, nous devons envisager de faire des vacances utiles. Le Judaïsme encourage toutes les activités qui maintiennent la santé et le bien-être de l’homme, à condition que celles-ci gardent un caractère juif et Cacher, tant dans la lettre que dans l’esprit.
Aujourd’hui, Barou’h Hachem, les options ne manquent pas. Les clubs Juifs se sont multipliés ces dernières années et ils offrent des services de qualité à prix égal à celui des autres clubs. Nous n’avons que l’embarras du choix.
Mais des vacances utiles ne se limitent pas à régénérer le corps, elles doivent permettre aussi à l’âme de se ressourcer. La période des congés nous offre l’occasion d’aller à la recherche de notre véritable identité. Nous avons le loisir d’explorer l’océan du Talmud et les profondeurs de notre patrimoine culturel.
Il est clair que pour un tel voyage, Israël serait l’idéal, car ainsi nous apporterions notre soutien – tant attendu – à nos frères en manifestant notre solidarité de manière effective. Là, nous nous enrichirons de l’expérience du vécu sur les traces de nos ancêtres. Il est évident que, sur ce dernier point, le farniente sur les plages de Tel-Aviv ou d’Eilat ne représente
pas l’idéal. En Israël, certains lieux laissent parler la pierre et une visite accompagnée d’une bonne lecture s’avèrent être des plus enrichissantes. Cependant, si pour une raison ou pour une autre notre destination est différente, rien ne nous empêche de voyager dans les lieux saints, au moins dans l’imaginaire, par le biais de nos lectures.
N’oublions surtout pas nos enfants. Combien de parents s’interrogent sur le moyen de les occuper pendant une si longue période ! Il est évident que pour leur avenir, il serait suicidaire de les envoyer dans un cadre non-juif. Les mouvements de jeunesse proposent des formules diverses adaptées à chaque type d’enfant et de bourse. La vie en communauté pendant près d’un
mois est capable de leur apporter ce qu’aucun programme de Talmud Torah ne saurait leur offrir.
Les préoccupations matérielles qui nous retiennent – adultes et enfants – de nous intéresser à notre tradition pendant l’année ne sont plus des excuses tolérées dès lors que notre emploi du temps n’est plus contraignant.
La Paracha lue cette semaine se nomme Nasso ; elle est toujours lue à proximité de la fête de Chavouoth. « Nasso » signifie – entre autres – « élève ». Le nom de notre Paracha vient nous apprendre que depuis le Don de la Torah, nos activités, même les plus anodines, sont élevées au rang d’actes saints. Nos vacances peuvent, elles aussi, jouir de ce statut à condition de ne pas rester vides de sens.
Rav Eliahou DAHAN
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